dimanche 18 juillet 2010

LES TRANSPORTS AU CAIRE

LES TRANSPORTS AU CAIRE
Je pense que je pourrais passer une journée entière assise au bord de la rue à regarder vivre Le Caire.
C’est fascinant !
Les 4 voies peuvent devenir des 6 files de véhicules klaxonnant à tout va ou bien devenir une seule file hurlante car des travaux bouchent la rue. La foule descend en masse des mille bus qui sillonnent la ville. L’atmosphère est irrespirable, on ne voit pas l’horizon tant le brouillard de pollution est épais.
Une carriole brinquebalante et une mule maigrichonne, c’est le revendeur de gaz. Il tape comme un fou sur une des bouteilles de gaz et ça résonne dans tout le quartier. On ne peut pas l’ignorer, c’est un bruit d’enfer. Ces bouteilles sont rouillées, cabossées, déformées, gaz gaz gaz qui veut du gaz ?
Une Chevrolet hors d’âge conduite par un jeune hirsute, ici on échange des vieux restes de pain de la maison contre un kilo de beaux oignons violets. Le pain sert à nourrir les animaux.
Un colporteur à pied chargé comme un mulet, il vend du câble électrique enroulé autour de son épaule, de la laine, du fil à linge, des ciseaux de toutes tailles, des pelles. Appel lancinant, il déambule d ‘un pas tranquille entre les ordures qui traînent se moquant de la puissance du soleil.

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